Le Sanctuaire de L’Universel

En 1990 Pir Vilayat Inayat Khan inaugura en cet endroit exceptionnel, le Sanctuaire de L’Universel, lieu de rencontres consacré à l’unité spirituelle au-delà des différences religieuses. Cette date marque l’émergence de l’affirmation d’une liberté spirituelle : désormais les intervenants des colloques furent aussi bien des laïcs engagés par leur foi dans le quotidien que des représentants religieux. Cette liberté est la possibilité d’émergence d’un nouveau modèle d’unité humaine. C’est le grand message qu’est venu apporter à l’Occident le père de Pir Vilayat, Hazrat Inayat Khan. Ce Message dépasse et transcende la spécificité historique du soufisme et embrasse toutes les religions.
Cette évolution fut un tournant décisif, une orientation radicalement nouvelle qui ouvre sur la spiritualité du futur et l’espoir d’un dialogue universel.
L’UNIVERSEL
Dès les années 60 Pir Vilayat Inayat Khan, responsable de l’Ordre Soufi International, commençait à inclure à ses conférences, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe, des cérémonies d’Adoration Universelle. Très vite il mit en place chaque année des colloques interreligieux dans lesquels il reçut diverses personnalités éclairées du monde spirituel. Et ce, à Paris ainsi qu’à Suresnes, dans le jardin de la maison familiale des Inayat Khan.
L’Universel consiste en : – un Message spirituel, dont le travail appelle à trouver de nouvelles façons d’être ensemble. – un espace intérieur, un lieu de service qui réunit des êtres voués à la libération et à l’évolution de tous, c’est un lieu de liberté et d’engagement, un temple humain qui rend hommage à la divinité présente en chacun de nous. Autant d’approches différentes, autant de formes et de contours particuliers, autant d’appels différents vers une même Source. – le sanctuaire érigé dans le jardin de la maison des Inayat Khan, à Suresnes, espace de prières, de méditation, de cérémonies, et mémorial de Noor Inayat Khan, héros de la Résistance et sœur de Pir Vilayat Khan. – Des rencontres interreligieuses, au rythme d’une par an depuis 1965. Ces rencontres ne se veulent pas théoriques ou discursives et intellectuelles. Elles sont un partage au niveau de l’âme et une rencontre très profonde et sacrée. Les participants partagent leur expérience intérieure, témoignent de leur engagement au quotidien et oeuvrent ensemble, unis par un but et un enjeu communs, ravivés par la situation d’urgence que connaît notre planète. Ce travail sacré rejaillit ensuite tout naturellment dans le domaine de chacun lorsqu’il est de retour dans sa vie de tous les jours.
L’une des rencontres de Suresnes a fait l’objet d’un livre : « Le Dialogue Interreligieux » (Editions Dervy, 2002)